Des logiciels toujours plus pointus…

Les besoins de planification et d’organisation dopent la demande en logiciels de gestion. Les systèmes pour les entrepôts (WMS) s’étoffent et la demande pour la gestion des transports (TMS) décolle.

Après une pause relative ces derniers mois, le marché des logiciels repart de plus belle, en lien avec les nouveaux besoins des acteurs de la grande consommation, mais aussi avec une volonté de poursuivre l’optimisation d’une supply chain toujours plus complexe.

La demande gravite d’abord autour de nouvelles fonctionnalités à intégrer dans les logiciels de gestion d’entrepôts (WMS). « Le marché des WMS est aujourd’hui mature et la plupart des acteurs de la distribution sont équipés, mais il reste à approfondir des fonctionnalités spécifiques au E-commerce » résume Martin Querleu, PDG  d’Effisys, l’éditeur de la solution Effitr@ce « Les besoins, désormais, portent en majorité sur les modules complémentaires pour améliorer la productivité des opérations en entrepôts. »

Le marché permet aujourd’hui d’enrichir à volonté les WMS avec des suites logicielles intégrant l’informatique embarquée, la reconnaissance vocale ou la RFID, mais aussi des interfaces web collaboratives pour tout l’écosystème de l’entrepôt.

LE CHIFFRE

59% des directeurs supply chain veulent en priorité mesurer la réduction des coûts de transport en 2012.

Gérer l’amont et l’aval

Autre axe majeur, les outils de gestion des transports (TMS). « Ce marché bouge et il a beaucoup mûri »  juge Julie Badiche, directrice supply chain de Casino France, qui vient d’opter pour la solution TMS de Generix. « Le but est de continuer à mieux organiser le transport, en amont et en aval de l’entrepôt, avec l’opportunité d’une bonne intégration de nos process transport dans le TMS. »

Même type de projet en cours chez Carrefour, qui va proposer un TMS sous forme de portail web à destination de ses transporteurs. « Dans un contexte de crise, les TMS peuvent les aider à contenir l’impact de la hausse du prix du gazole » analyse Isabelle Badoc. « En bout de chaîne, le distributeur maîtrisera aussi le poids de ce surcoût dans le prix de revient du produit. »

L’organisation de la mutualisation des supply chains dope également les projets d’équipements en logiciels. « Les WMS permettent de bien gérer les stocks dans les entrepôts mutualisés, estime Didier Lesueur, directeur marketing de DHL supply chain France, qui pilote des sites externalisés pour le compte de distributeurs, en partageant les ressources au sein de campus logistiques. « L’objectif, aujourd’hui, consiste à rationaliser l’organisation de cette mutualisation. » Plutôt que de superposer les WMS, DHL a ainsi opté pour une solution de gestion globale permettant de gérer l’ensemble des clients.

En périphérie des entrepôts, d’autres technologies intéressent les acteurs. Dont celles qui concernent le « yard management ». « Il s’agit d’optimiser la prise de rendez-vous avec les transporteurs aux portes des entrepôts, afin de respecter la gestion des plannings et d’éviter de mobiliser des ressources inutiles », décrypte Isabelle Badoc.

L’état des lieux

Les acteurs sont globalement bien équipés en logiciels de gestion d’entrepôts (WMS), avec une offre à la fois fiable et mature, qui s’étoffe encore. La demande est forte sur les outils permettant l’optimisation du transport, en amont et en aval de l’entrepôt, notamment grâce à la gestion du transport (TMS). Après s’être équipés en outils pour gérer la mutualisation des stocks en entrepôts, les acteurs souhaitent désormais mieux organiser la mutualisation des moyens de transport, entre industriels notamment.

Chasser le surstockage

Enfin, si la qualité des données de stocks reste une priorité dans un contexte où les flux se complexifient encore avec l’arrivée de l’E-commerce ou du drive, les projets les plus matures portent sur la pertinence des stocks présents. « Avec nos derniers outils, nous proposons de décomposer le stock en plusieurs catégories pour comprendre quelle est la part des arrondis de commande ou des dépôts de sécurité », illustre Jean-François Le Garrec, responsable de la business unit logistique d’Aldata. Chez certains, cela a permis d’identifier jusqu’à 50 % de surstockage.

WMS : Un outil « full web »

Inconso décline sa suite WMS en « full web » avec « InconsoWMS Everywhere ». Objectif : permettre aux responsables de sites logistiques d’accéder en temps réel à leurs données de n’importe où, via, par exemple, une tablette tactile. Elle peut être déployée suivant plusieurs modèles : application centralisée, utilisation ASP ou en cloud computing.

INCONSOWMS EVERYWHERE, par INCONSO

TRAÇABILITÉ : Des solutions mobiles clés en main

Neopost ID met l’accent sur les solutions mobiles intégrant le terminal, le logiciel et les services associés. Collect’n Deliver et sa version pour smartphone, Collect’n Deliver App, permettent ainsi de tracer en temps réel les opérations de collecte et de livraison en scannant les colis, capturant les preuves d’émargement, etc. L’éditeur fournit, en outre, une solution de géolocalisation et de RFID.

COLLECT’N DELIVER, par NEOPOST ID

TRANSPORT : Planifier et prévoir

Avec la dernière version du logiciel Ortec Transport and Distribution (Ortec TD), Ortec apporte des améliorations de l’interface utilisateurs et de la richesse fonctionnelle. Par exemple, en proposant de planifier la gestion des conditions de circulation de deux façons complémentaires, prévisionnelle et en temps réel, grâce au module info trafic. L’accent est aussi mis sur une meilleure visibilité des données, à l’aide d’options personnalisables.

ORTEC TD, par ORTEC

 

Sources :

Internet Retailling

Etude Generix 2011