Je te dis – Les clefs de la réussite d’un outil marketing

cadeau L’offre de service JETEDIS.fr vous étonnera par son originalité et sa simplicité de fonctionnement. Le principe est en simple : joindre une vidéo à un cadeau. Les étapes sont simples :
1/ Je fais un cadeau sur un site partenaire de jetedis.fr
2/ Je souscris au service Jetedis en cochant l’option sur le bon de commande
3/ Je recois un email et je me connecte à un espace perso
4/ J’enregistre ou je charge la vidéo que je souhaite envoyer.
5/Une carte permettant d’accéder à la vidéo ( un qr-code) sera jointe à votre commande
6/ La personne à qui vous offrez votre cadeau pourra le lire sur son téléphone ou sa tablette.

Imaginé et lancé par la société LogVAD, spécialiste de la logistique e-commerce en Nord Pas de Calais, l’offre s’adresse à des commerçants qui souhaitent enrichir la relation client dans une démarche d’achat cadeau.

Plus de renseignements sur www.jetedis.fr

 

 

Fraude à la carte bancaire sur Internet : acheteurs, commerçants, comment se protéger ?

CB

D’après le rapport de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) publié le 10 janvier, le nombre de victimes des fraudes à la carte bancaire sur Internet ne cesse d’augmenter.
En 2011, 600.000 ménages en France ont subi ces débits opérés à partir de leurs comptes ou numéros de cartes, selon l’ONDRP, soit 2,5% des ménages. Une augmentation de 0.5%  par rapport à 2010 où 2% des ménages (500.000) avaient déclaré avoir été victimes.

Une victime sur deux constate que le débit frauduleux a été effectué dans un commerce en ligne ; un quart des victimes affirme que le débit est inférieur ou égal à 100 euros.

La fraude à la carte de crédit est « dominée par des groupes criminels bien structurés et agissant au niveau mondial », explique le rapport d’Europol. Ainsi, la fraude à la carte bleue apporte 1,5 milliard d’euros par an au crime organisé en Europe.

Dans ce contexte grandissant d’insécurité de paiement, comment se protéger ?

 

Acheteurs, soyez vigilants !

 

Le Phishing, ou hameçonnage

Les e-mails envoyés par de faux organismes (gaz/électricité, opérateurs téléphoniques, banques …) vous demandant de régler une facture ou de mettre à jour vos coordonnées bancaires pullulent.  Cette technique de ‘phishing’ se détecte souvent par des courriels truffés de fautes d’orthographe et amenant vers des sites non officiels des organismes utilisés comme couverture. Attention cependant, la qualité de ces emails tend à s’améliorer et ils peuvent parfois porter à confusion ! …

Les établissements ne contactent par leurs clients de cette manière pour obtenir des données sensibles, n’y répondez donc pas.

 

Les Spywares, ou espiogiciels

Ces programmes malveillants sont installés sur votre ordinateur (que vous aurez contractés la plupart du temps en téléchargeant un logiciel gratuit) et ils enregistrent vos données confidentielles, ensuite transmises au créateur de ce programme.

Effectuez régulièrement des analyses antivirus et antispyware de vos ordinateurs. Évitez les achats dans des lieux où les ordinateurs sont partagés.

 

Fiabilité des boutiques

Même si le design est soigné, la boutique n’est pas forcément fiable.

Attention aux boutiques qui vendent des produits propres à une marque (montres, baskets …) : ces boutiques vous attirent car elles sont bien référencées dans les moteurs de recherche, vous pourrez y passer votre achat et le payer, sans jamais le recevoir. De plus, ils garderont vos coordonnées bancaires.

Méfiez-vous, donc. Regardez les Conditions Générales de Vente (‘CGV’ souvent en bas de page), vérifiez les données de la société . Un numéro de SIREN doit apparaître, les coordonnées complètes, le capital, chiffres d’affaires … Les mentions de la vente doivent aussi apparaître (rétractation de 7 jours comme le prévoit la loi), les conditions de retour, un numéro de téléphone de service clientèle …

N’hésitez pas à chercher des avis sur la boutique avant d’effectuer un quelconque achat. Généralement, les internautes qui se sont fait avoir passent le mot.

 

Au moment du paiement

Vérifiez que la page est bien cryptée pour que les données ne soient pas interceptées par un éventuel fraudeur : l’URL doit commencer par HTTPS et un petit symbole cadenas doit apparaître.

 

E-Carte bleue

N’hésitez pas à contacter votre banque pour obtenir une e-carte bleue : un code à usage unique vous sera fourni. Idéal si vous n’achetez pas régulièrement. Il y a également plusieurs moyens de payer sur Internet sans carte bleue : portefeuille électronique, Internet + … Les méthodes sont proposées dans cet article : comment payer sans carte bancaire ?

 

Paypal

La plupart des boutiques en ligne propose désormais le paiement par Paypal. Que vous soyez détenteur d’un compte Paypal ou non, vous pouvez payer par carte bleue via Paypal. La transaction est immédiate et vous passez par un serveur sécurisé. La somme est ensuite débitée sur votre compte.

 

S’il est déjà trop tard

Vous remarquez en consultant l’état de vos comptes que des prélèvements apparaissent alors que vous n’avez rien réglé ?

Faites opposition auprès de votre banque. Indiquez-lui le paiement douteux, elle vérifiera s’il s’agit bien d’une fraude. Vous avez 13 mois à compter du retrait frauduleux pour faire une réclamation. Un remboursement est possible pour les débits frauduleux sans utilisation du code PIN s’ils ont eu lieu après cette opposition. Votre banque peut tout de même juger d’une éventuelle négligence de votre part et refuser de vous rembourser.

Si le paiement douteux a eu lieu avant l’opposition, la banque étudiera là encore le cas. Elle doit vous rembourser si le paiement n’a pas été volontaire, comme le stipule l’Article L133-18 du code Monétaire et Financier : « En cas d’opération de paiement non autorisée signalée par l’utilisateur dans les conditions prévues à l’article L. 133-24, le prestataire de services de paiement du payeur rembourse immédiatement au payeur le montant de l’opération non autorisée et, le cas échéant, rétablit le compte débité dans l’état où il se serait trouvé si l’opération de paiement non autorisée n’avait pas eu lieu. Le payeur et son prestataire de services de paiement peuvent décider contractuellement d’une indemnité complémentaire.  »

L’article L133-24 :  » L’utilisateur de services de paiement signale, sans tarder, à son prestataire de services de paiement une opération de paiement non autorisée ou mal exécutée et au plus tard dans les treize mois suivant la date de débit sous peine de forclusion à moins que le prestataire de services de paiement ne lui ait pas fourni ou n’ait pas mis à sa disposition les informations relatives à cette opération de paiement conformément au chapitre IV du titre 1er du livre III. Sauf dans les cas où l’utilisateur est une personne physique agissant pour des besoins non professionnels, les parties peuvent convenir d’un délai distinct de celui prévu au présent article. »

Si le produit / service acheté ne vous est pas parvenu, vous pouvez effectuer une réclamation étant donné que l’opération aurait été mal exécutée. Si vous êtes à l’initiative du paiement mais que vous ne recevez pas votre bien car le site n’honore pas votre commande, vous pouvez donc contacter votre banque pour obtenir un remboursement.

Pour lutter contre la fraude, déposez plainte. Ce n’est pas obligatoire mais c’est un acte citoyen qui aidera la société à combattre ce fléau.

 

 

E-commerçants, comment renforcer la sécurité des paiements ?

 

Une brochure éditée par la FEVAD à télécharger ici vous propose plusieurs pistes :

– 3D Secure : c’est un dispositif permettant d’authentifier le porteur d’une carte de paiement. L’acheteur doit saisir un code à usage unique, reçu le plus souvent par SMS ;

– Une organisation avec votre prestataire de solutions de paiement et/ou votre banque ;

– Une sensibilisation auprès de vos clients, de votre assistance clientèle …

 

Grâce à votre banque ou un fournisseur de traitement de cartes

Ils peuvent vous proposer des solutions de sécurisation des paiements ; de plus, ils prennent en charge le contrôle et le débit des cartes de vos clients, ainsi, vous êtes déchargé de la phase de paiement. Le paiement a lieu sur le serveur sécurisé d’un tiers de confiance comme la banque. De nouveaux acteurs se sont même placés comme intermédiaires entre les commerçants et les organismes bancaires.

Pensez également à Paypal : vous pourrez recevoir des paiements approvisionnés par carte bancaire sur votre propre compte Paypal. Vous pourrez ensuite facilement récupérer les sommes en les transférant sur votre compte bancaire. Les serveurs Paypal sont cryptés et, détenteurs d’un compte Paypal ou non, l’acheteur peut payer par ce moyen, l’opération se fait en temps réel.

 

Cryptez les données !

Le cryptage offre un haut degré de sécurité :

– Les données sont illisibles par quiconque regarde l’écran alors que l’acheteur saisit ses données ;

– Lors de la transmission, un tiers ne peut pas les lire ni les modifier en les interceptant ;

– Il assure que l’expéditeur soit bien le bon ;

– La transaction est prouvée (principe de non répudiation, sorte d’accusé de réception faisant foi).

Appelé SSL, ce système, lorsqu’il est actif, ajoute un ‘S’ à l’URL (qui devient HTTPS) et un symbole cadenas fermé indique que le site est sécurisé.

 

Rassurez vos clients

Comme vu plus haut dans les conseils de sécurité donnés aux acheteurs, pensez à les rassurer en leur prouvant que votre site est fiable et sécurisé.

 

 

Sources :

La fraude à la carte bancaire progresse sur Internet – La Tribune

L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP)

La fraude à la carte bancaire rapporte 1,5 milliard d’euros par an au crime organisé en Europe – Le Monde Informatique

Carte bancaire et fraude : qui est responsable ?

Toujours plus d’arnaques à la carte bancaire – Les Echos

Comment les transactions d’e-commerce sont-elles sécurisées ?

 

Comment réussir l’intégration des canaux de vente et de communication ?

Comme un phénomène d’évolution darwinien, le « E » de E-Commerce disparaît et le commerce est désormais connecté. Toutes les entreprises doivent adapter leur stratégie pour tirer profit de l’intercanalité, car cette évolution touche à la fois :

  • Les usages : le client est connecté partout et utilise de multiples sources d’informations dans son acte d’achat
  • Les technologies : nouveaux supports (mobiles, bornes …), nouveaux logiciels (merchandising dynamique cross-canal, recherche plus intuitive …)
  • Les canaux : avec notamment le développement du rôle des réseaux sociaux.

Les études montrent que le client cross-canal est plus rentable et plus consommateur. Encore faut-il savoir lui offrir une expérience agréable, unifiée et cohérente à travers tous les canaux et toute la chaîne relationnelle : en amont dans la façon de le cibler à travers le marketing et en aval dans son acte d’achat.

(suite…)

E-commerce : les français réclament des efforts sur la logistique et les frais de livraison

Une étude menée par l’Ifop pour Generix démontre que dans leur grande majorité, les consommateurs français sont déçus par la logistique des sites de E-commerce.

Le succès du E-commerce auprès des français ne se dément pas pas : 91% d’entre eux ont effectué un achat au cours des 12 derniers mois. La crise semble même avoir contribué à l’essor de ce type d’achat puisque selon l’enquête, 44% des cyberacheteurs déclarent que celle-ci les a incités à davantage acheter sur le Net.

Tous irait donc très bien si l’étude de l’Ifop ne faisait pas ressortir de nombreux motifs d’insatisfaction chez les acheteurs online notamment sur la livraison.

(suite…)

Back-office & reverse logistique, les clés du succès

 

Les E-logisticiens ont tendance à intégrer la gestion rapide des retours produits et l’optimisation de la reverse logistique dans leur offre. Des services nécessaires pour fidéliser les internautes.

 

Depuis le 1er juin 2008, la loi Châtel pour «le développement de la concurrence au service des consommateurs» contraint l’E-commerçant à fournir des coordonnées téléphoniques (numéro non surtaxé) permettant à l’internaute d’entrer en contact avec le service clients et de lui indiquer son droit de rétractation (ou, au contraire, l’absence de ce droit). Par ailleurs, lorsque celui-ci est exercé, l’E-commerçant est tenu de rembourser son client dans les meilleurs délais. Outre l’exigence légale, la gestion de la relation client après la vente est cruciale et condition sine qua non de la fidélisation du consommateur.

(suite…)

Logistique E-commerce : une nécessaire industrialisation des processus | Informatique, transport et logistique

Effitrace solution logiciel de gestion d'entrepôt

Effitrace solution logiciel (Saas) de gestion d'entrepôt

 

 

Le E-commerce est devenu incontournable dans le paysage de la distribution. En quoi la logistique E-commerce diffère-t-elle de celle de la distribution traditionnelle ? Comment gérer ses spécificités ? Six points clés à prendre en compte pour concilier productivité et qualité de service dans un entrepôt E-commerce. 

(suite…)

Commerce connecté : le rôle prépondérant de l’offre logistique

 

Avec le développement des nouveaux médias numériques, deux modèles de commerce ont été opposés : magasins physiques et commerce connecté. Aujourd’hui, ils se rapprochent en tentant chacun de prendre à l’autre ce qui fait sa force. Nous avons vu précédemment l’évolution des modèles de vente points de vente ou dématérialisés.

 

 

1.     Les modèles de livraison s’adaptent

Si certains prédisaient la mort du point de vente au début des années 2000, le modèle s’avère bien plus résistant que prévu dix ans plus tard. Il y a donc nécessité pour les acteurs de la livraison d’évoluer : mieux écouter les clients, éviter les ruptures de processus tout en réduisant les coûts.

Les enjeux du secteur sont clairs :

  • un choix étendu des modes de livraison / retrait pour s’adapter au souhait du client
  • une qualité de service améliorée pour respecter la promesse de la date et de l’heure de livraison
  • une meilleure information de suivi au client et sur tous les nouveaux supports (notamment téléphone mobile)
  • une limitation du prix de livraison et donc des coûts de revient
  • une optimisation du temps perdu en cas d’absence du client
  • une recherche de limitation de l’impact du dernier kilomètre.

 

1.1. L’offre So Colissimo de la Poste

La Poste reste le premier opérateur en France pour la livraison de petits colis et a enrichi son offre avec So Colissimo.

La promesse : « Avec So Colissimo, faites livrer vos colis là où vous le souhaitez ». Le service a été pensé intelligemment pour tenter de répondre globalement à tous les cas de figures de la livraison :

  • Livraison à domicile le matin
  • Livraison sur rendez-vous en soirée
  • Livraison en espace Cityssimo (24h/24)
  • Livraison au bureau de poste
  • Livraison chez un réseau de commerçants.

Cependant, certaines imperfections demeurent, liées au démarrage de l’offre. Ce service doit encore progresser pour justifier le prix plus élevé que le simple Colissimo. Le service rendez-vous est disponible sur Paris intra-muros exclusivement et l’offre Cityssimo est encore limitée à la région parisienne et à quatre autres grandes villes. Le réseau de commerçants est en cours de constitution. Enfin, ce service doit être intégré par les DSI sur leurs sites Internet. Ce n’est pas toujours simple d’opérer la connexion avec La Poste et permettre le choix de l’option de livraison. Il s’agit, en tout état de cause, d’une offre prometteuse, qui tente de faciliter au maximum la vie du client.

 

1.2.  En face de La Poste, la concurrence s’organise

 

Les transporteurs express (France Express, TNT-UPS, Ciblex…) sont spécialisés dans le transport de petits colis rapides (24h) et se positionnent plutôt sur le B2B. Le développement d’une offre B2C reste freiné par les contraintes liées à la livraison en de multiples points, au stationnement en ville et aux absences fréquentes des clients (évaluées à 20%).

Les messageries restent aussi axées sur le B2B mais sont de plus en plus utilisées pour alimenter les plates-formes d’éclatement ou les points relais et pour livrer les produits lourds.

Les points relais sont devenus de solides alternatives à la livraison à domicile : ils sont relativement bien implantés en France, et de longue date, de par leurs origines VAD (La Redoute, Les 3 Suisses) ou plus récemment dans le cas de Kiala (2001). Ces points relais se sont ouverts en quelques années à d’autres clients que ceux de leur groupe d’origine, organisant des tournées de ramassage auprès des entrepôts et rassemblant / re-dispatchant les colis dans leurs centres de tri.

Les retours client font désormais partie de leur prestation ce qui présente un avantage certain, par exemple pour les échanges de box ADSL, les vêtements et chaussures et tous types de commerce avec des allers-retours fréquents.

Mondial Relais : l’offre évolue et propose maintenant trois modes de livraison différents :

  • point relais (6000 points relais)
  • colis drive (pour les grandes livraisons, 100 sites en France)
  • domicile.

Ce service étoffé en France se développe en Europe : Espagne, Hollande et Belgique (en propre) et via des partenariats avec sept autres pays européens (Luxembourg, Belgique, Espagne, Autriche, Allemagne, Grande Bretagne et Italie). Une offre entre particuliers existe (C pour toi).

Relais Colis : C’est un réseau qui reste très actif car alimenté en premier lieu par les enseignes du groupe Redcats (La Redoute, Vert Baudet, Daxon …). Il existe 4000 points de retrait uniquement en France. Des services complémentaires sont proposés avec la livraison à domicile des objets encombrants, le retour et l’échange, ainsi que l’envoi entre particuliers. Relais Colis soigne le suivi des colis comme ses concurrents, il propose depuis avril 2012 un suivi sur smartphone depuis une application « Relais colis ».

Kiala : C’est un réseau européen de 6500 points relais : France (4300 points), Belgique, Espagne, Luxembourg et Pays bas. Le CA s’élevait à 49M€ en 2011. Kiala s’est développé rapidement grâce à des accords qui lui ont ouvert notamment les points de vente presse. Kiala dispose également du système informatique le plus évolué : procédure de remise de colis automatisée, notification automatique de l’arrivée de colis, procédure simplifiée de retour colis, SWAP (échange de matériel en relais 1 pour 1), Click & Collect permettant aux acteurs cross-canal d’intégrer un réseau de boutiques au réseau Kiala. Quelques limites existent encore comme la capacité à prendre en compte la fermeture temporaire d’un point relais (vacances, travaux) et à proposer automatiquement un autre site.
Kiala a été racheté en février 2012 par UPS. Cela permettra à ce dernier de mettre en place des services de livraison ainsi que de retour des commandes au plus proche des clients et en fera un concurrent direct de La Poste. Cela pourra être aussi l’occasion de développer cette forme de réseau inexistante aux Etats-Unis.

Un début de concentration s’organise donc. Nous pouvons facilement penser qu’à terme, quelques acteurs survivront et seront capables de proposer une offre riche, multi-modale et très performante pour offrir une expérience client adaptée et sans rupture.

 

2.     Une émergence de nouveaux modèles pour gérer le dernier kilomètre

D’autres modèles continuent à émerger, en particulier pour tenter de simplifier la livraison urbaine au dernier kilomètre.

2.1. Distripolis de Geodis

Distripolis a été lancée à Paris le 28 juin 2011. Son innovation réside dans la mise en place de 8 bases logistiques urbaines (Blue) alimentées plusieurs fois par jour depuis l’entrepôt central de Bercy, plateforme multimodale (route, fer et fluviale). Celui-ci mutualise les flux des différents réseaux du groupe (Geodis Calberson, France Express et Geodis Ciblex). Les livraisons, selon le poids, sont opérées par des véhicules respectueux de l’environnement. Par exemple, pour les colis de moins de 200 kgs, on utilise des véhicules utilitaires légers électriques et des triporteurs à assistance électrique.

Le surcoût de la prestation de transport est non négligeable. Il serait toutefois compensé par la mutualisation des flux, l’optimisation des moyens grâce à une informatique performante et un travail en 2*8. Selon les projections de Geodis, d’ici à cinq ans, Distripolis générera près de 1750 tonnes de CO2 et particules en moins soit
-85% par rapport à la situation actuelle. Des implantations sont également planifiées dans d’autres grandes villes dans les prochaines années si le modèle économique se montre efficace (Lille, Bordeaux, Strasbourg…)

2.2.  L’exemple de la consigne urbaine B2B Bentobox

Le projet Citylog expérimente un nouveau concept de livraison : la Bentobox. Mené par la communauté urbaine de Lyon et un certain nombre de prestataires dont TNT et Kookaï, il s’agit d’une consigne à colis intelligente positionnée directement dans le centre commercial de la Part Dieu. Elle permet  la livraison de produits en dehors des heures d’ouverture des magasins (livraison de nuit ou tôt le matin) via des trolleys ou compartiments mobiles, chargés directement dans le dépôt du transporteur et déposés dans la Bentobox. Le destinataire est prévenu par SMS et peut venir rechercher la marchandise quand il le souhaite.

L’avantage réside dans la souplesse de fonctionnement des deux parties et permet de gagner du temps tout en décongestionnant le centre-ville. Ce type de solution peut être adapté pour les commerçants comme pour les particuliers. Des questions se posent toutefois sur ce modèle : connexion des systèmes d’information entre le transporteur et le client commerçant, modalité de récupération du trolley, modèle économique (économies réalisées vs. coût de l’installation et de la maintenance de la consigne). Si ces dernières questions sont correctement adressées, cette idée pourrait devenir une de nos réalités quotidiennes tant il y a à gagner à livrer en dehors des périodes d’affluence : gain de temps, fiabilité du délai, impact écologique.

En conclusion, la logistique du commerce, tant connectée que physique, est loin d’avoir atteint sa maturité.

Nous continuons à voir de nouveaux services fleurir, dont certains très innovants. La convergence des modèles est en route, indubitablement. Le début de concentration dans le monde de la logistique colis est toutefois un signe de la volonté de quelques opérateurs de proposer une palette élargie de solutions pour atteindre l’intégralité des clients.

Tout cela doit aller dans le sens d’une qualité de service irréprochable, d’une grande souplesse dans le choix du mode de récupération du produit, d’une information en quasi temps réel du suivi du colis et de son arrivée et enfin d’un coût de la prestation toujours plus réduit. Il reste au distributeur à garantir une gestion irréprochable de la disponibilité de ses stocks et globalement de la relation clients en s’assurant que la prestation logistique a été à la hauteur, seul gage de satisfaction et de fidélisation de son client.

Nous nous sommes focalisés ce jour sur les modes de récupération physique du produit au plus proche du client ; d’autres sujets tels que la logistique à l’international, le rôle de l’IT dans la supply chain viendront enrichir nos réflexions dans les prochaines publications.

A propos de Weave

Weave est un acteur significatif en Francedu conseil en stratégie opérationnelle et en management des systèmes d’information avec une forte dynamique… :

  • Création en 2001, Prix gazelle 2005
  • Une croissance régulière du CA (35 M€) et de ses effectifs (250 consultants) fin 2011
  • Membre administrateur du Syntec Conseil en management et de Croissance Plus
  • Une promesse d’excellence pour nos clients : Weave est le premier cabinet de conseil français à obtenir le label “EFQM 5 étoiles R4E(*)
  • Un engagement sociétal soutenu : membre de la Revue Civique, la Fondation Croissance Responsable, l’Association Progrès du Management et engagement auprès d’associations : Vaincre la mucoviscidose, Autisme de France, Une Grande Ecole, pourquoi pas moi ? (ESSEC)

 

Sources

Modes de transport :

http://www.xerfi.fr/etudes/0str17.pdf

Rachat d’entreprises :

http://www.journaldunet.com/ebusiness/commerce/ups-acquiert-tnt-express-0312.shtml

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/02/16/l-americain-ups-rachete-le-reseau-de-livraison-de-colis-kiala-cree-par-le-francais-denis-payre_1644637_3234.html

Offres de livraison

http://www.colissimo.fr/so/So_Colissimo.jsp

http://www.mondialrelay.fr/

http://www.relaiscolis.com/

http://www.kiala.fr/

L’offre Distripolis de Geodis : http://www.geodis.fr/une-solution-globale-@/index.jspz;jsessionid=h+mYUYO6wRk33ka7KGUhTA**?id=765

Consigne urbaine

http://www.wk-transport-logistique.fr/actualites/detail/52681/actualites_detailLogMag/citylog-reinvente-les-sas-de-livraison.html

http://www.tnt.com/express

Les véritables enjeux de l’E-commerce

 

Multiplicité de commandes beaucoup plus modestes qu’en distribution traditionnelle, moyennant un enjeu de service beaucoup plus fort… L’E-logistique n’a rien à voir avec la logistique de la grande distribution. Interview d’Augustin GUELDRY, fondateur de Colicoach, spécialiste de la logistique et du transport pour l’E-commerce.

(suite…)

Demain chez vous !

Showroomprive parie sur un délai de livraison en 24 heures pour livrer 90 000 commandes par jour pour les ventes « Demain chez vous ! ».

Pour tenir ce pari, Showroomprive.com et le prestataire logistique Deret ont créé une structure financière pour récupérer un entrepôt de 35 000 m2 à Saran, ancien site du véadiste allemand Quelle. Le E-commerce fait donc suite à la désormais traditionnelle vente à distance. Ce site est censé réaliser pas moins de 90 000 ventes par jour.
Des ventes qui sont désormais basées sur un service de livraison en 48 et même 24 heures. « Nous avons entièrement repensé la logistique pour assurer les nouveaux délais de livraison proposés par Showroomprive.com« , explique Olivier Mercuriot, directeur des opérations. « Du triage des produits à la livraison à domicile ou dans les points relais en passant par le mode de gestion et de stockage des produits, toutes les étapes de traitement des commandes ont été redéfinies avec nos partenaires« .
Une prestation qui est cependant payante. Les frais de port sont facturés 4,5 € pour une livraison sur un point relais et 10 € pour une livraison à domicile. A ce tarif, une commande passée avant 14 h sera livrée avant 13 heures le lendemain. Avec ce service, l’E-commerçant compte se différencier de la concurrence. Mais aussi faire mentir les études sur ce marché qui expliquent que les frais de ports constituent un frein à l’achat.

Source : http://www.strategieslogistique.com