Les temps forts du prochain salon E-Commerce Paris

 

La 9ème édition d’E-Commerce Paris se déroulera du 18 au 20 septembre. Au programme : 500 exposants, 350 conférences, 18 formations et un nouveau cortège d’E-Commerce Awards.

La neuvième édition du salon E-Commerce Paris se tiendra du 18 au 20 septembre 2012, au Pavillon 7.3 de la Porte de Versailles. 500 exposants sont attendus. Pendant les trois jours se dérouleront 350 conférences gratuites dans 14 salles, qui accueilleront également 18 formations. L’an dernier, 30 000 visiteurs avaient parcouru les allées du salon, dont plus des deux tiers avaient assisté aux conférences, selon la société organisatrice Comexposium.

 L’édition 2012 sera structurée autour de trois zones d’exposition qui exploreront les technologies E-commerce (plateformes E-commerce, solutions de paiement, d’externalisation, d’hébergement, solutions mobiles et de social commerce), le marketing digital (conseil, E-mailing, E-publicité, SEO et SEM, affiliation, marketing multicanal, web analytics, E-CRM, E-réputation) et enfin la logistique E-commerce (solutions logicielles, offres d’externalisation, de gestion des retours ou de livraison).

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Logistique E-commerce : Effisys propose des offres sur mesure

 

Un marchand qui croit réellement en son développement, même avec de faibles flux, peut
choisir d’externaliser sa logistique dans un objectif de gain de temps ou d’espace ou
acheter effitr@ce pour un usage interne.

Il est vrai que nous remarquons que la plateforme logistique devient plus pertinente à partir de 300 à 350 commandes par mois.
Néanmoins, nous venons d’élargir nos offres commerciales afin d’apporter une solution
aux E-commerçants qui débutent leur activité (à partir de 50 commandes par mois). Dans cette expectative, nous avons créé des offres packagées et modulaires qui permettent à
l’ensemble des E-marchands de trouver une solution sur-mesure à leur besoin (Izilog basic, Izilog connect, effitr@ce pro et effitr@ce premium)

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Commerce connecté : le rôle prépondérant de l’offre logistique

 

Avec le développement des nouveaux médias numériques, deux modèles de commerce ont été opposés : magasins physiques et commerce connecté. Aujourd’hui, ils se rapprochent en tentant chacun de prendre à l’autre ce qui fait sa force. Nous avons vu précédemment l’évolution des modèles de vente points de vente ou dématérialisés.

 

 

1.     Les modèles de livraison s’adaptent

Si certains prédisaient la mort du point de vente au début des années 2000, le modèle s’avère bien plus résistant que prévu dix ans plus tard. Il y a donc nécessité pour les acteurs de la livraison d’évoluer : mieux écouter les clients, éviter les ruptures de processus tout en réduisant les coûts.

Les enjeux du secteur sont clairs :

  • un choix étendu des modes de livraison / retrait pour s’adapter au souhait du client
  • une qualité de service améliorée pour respecter la promesse de la date et de l’heure de livraison
  • une meilleure information de suivi au client et sur tous les nouveaux supports (notamment téléphone mobile)
  • une limitation du prix de livraison et donc des coûts de revient
  • une optimisation du temps perdu en cas d’absence du client
  • une recherche de limitation de l’impact du dernier kilomètre.

 

1.1. L’offre So Colissimo de la Poste

La Poste reste le premier opérateur en France pour la livraison de petits colis et a enrichi son offre avec So Colissimo.

La promesse : « Avec So Colissimo, faites livrer vos colis là où vous le souhaitez ». Le service a été pensé intelligemment pour tenter de répondre globalement à tous les cas de figures de la livraison :

  • Livraison à domicile le matin
  • Livraison sur rendez-vous en soirée
  • Livraison en espace Cityssimo (24h/24)
  • Livraison au bureau de poste
  • Livraison chez un réseau de commerçants.

Cependant, certaines imperfections demeurent, liées au démarrage de l’offre. Ce service doit encore progresser pour justifier le prix plus élevé que le simple Colissimo. Le service rendez-vous est disponible sur Paris intra-muros exclusivement et l’offre Cityssimo est encore limitée à la région parisienne et à quatre autres grandes villes. Le réseau de commerçants est en cours de constitution. Enfin, ce service doit être intégré par les DSI sur leurs sites Internet. Ce n’est pas toujours simple d’opérer la connexion avec La Poste et permettre le choix de l’option de livraison. Il s’agit, en tout état de cause, d’une offre prometteuse, qui tente de faciliter au maximum la vie du client.

 

1.2.  En face de La Poste, la concurrence s’organise

 

Les transporteurs express (France Express, TNT-UPS, Ciblex…) sont spécialisés dans le transport de petits colis rapides (24h) et se positionnent plutôt sur le B2B. Le développement d’une offre B2C reste freiné par les contraintes liées à la livraison en de multiples points, au stationnement en ville et aux absences fréquentes des clients (évaluées à 20%).

Les messageries restent aussi axées sur le B2B mais sont de plus en plus utilisées pour alimenter les plates-formes d’éclatement ou les points relais et pour livrer les produits lourds.

Les points relais sont devenus de solides alternatives à la livraison à domicile : ils sont relativement bien implantés en France, et de longue date, de par leurs origines VAD (La Redoute, Les 3 Suisses) ou plus récemment dans le cas de Kiala (2001). Ces points relais se sont ouverts en quelques années à d’autres clients que ceux de leur groupe d’origine, organisant des tournées de ramassage auprès des entrepôts et rassemblant / re-dispatchant les colis dans leurs centres de tri.

Les retours client font désormais partie de leur prestation ce qui présente un avantage certain, par exemple pour les échanges de box ADSL, les vêtements et chaussures et tous types de commerce avec des allers-retours fréquents.

Mondial Relais : l’offre évolue et propose maintenant trois modes de livraison différents :

  • point relais (6000 points relais)
  • colis drive (pour les grandes livraisons, 100 sites en France)
  • domicile.

Ce service étoffé en France se développe en Europe : Espagne, Hollande et Belgique (en propre) et via des partenariats avec sept autres pays européens (Luxembourg, Belgique, Espagne, Autriche, Allemagne, Grande Bretagne et Italie). Une offre entre particuliers existe (C pour toi).

Relais Colis : C’est un réseau qui reste très actif car alimenté en premier lieu par les enseignes du groupe Redcats (La Redoute, Vert Baudet, Daxon …). Il existe 4000 points de retrait uniquement en France. Des services complémentaires sont proposés avec la livraison à domicile des objets encombrants, le retour et l’échange, ainsi que l’envoi entre particuliers. Relais Colis soigne le suivi des colis comme ses concurrents, il propose depuis avril 2012 un suivi sur smartphone depuis une application « Relais colis ».

Kiala : C’est un réseau européen de 6500 points relais : France (4300 points), Belgique, Espagne, Luxembourg et Pays bas. Le CA s’élevait à 49M€ en 2011. Kiala s’est développé rapidement grâce à des accords qui lui ont ouvert notamment les points de vente presse. Kiala dispose également du système informatique le plus évolué : procédure de remise de colis automatisée, notification automatique de l’arrivée de colis, procédure simplifiée de retour colis, SWAP (échange de matériel en relais 1 pour 1), Click & Collect permettant aux acteurs cross-canal d’intégrer un réseau de boutiques au réseau Kiala. Quelques limites existent encore comme la capacité à prendre en compte la fermeture temporaire d’un point relais (vacances, travaux) et à proposer automatiquement un autre site.
Kiala a été racheté en février 2012 par UPS. Cela permettra à ce dernier de mettre en place des services de livraison ainsi que de retour des commandes au plus proche des clients et en fera un concurrent direct de La Poste. Cela pourra être aussi l’occasion de développer cette forme de réseau inexistante aux Etats-Unis.

Un début de concentration s’organise donc. Nous pouvons facilement penser qu’à terme, quelques acteurs survivront et seront capables de proposer une offre riche, multi-modale et très performante pour offrir une expérience client adaptée et sans rupture.

 

2.     Une émergence de nouveaux modèles pour gérer le dernier kilomètre

D’autres modèles continuent à émerger, en particulier pour tenter de simplifier la livraison urbaine au dernier kilomètre.

2.1. Distripolis de Geodis

Distripolis a été lancée à Paris le 28 juin 2011. Son innovation réside dans la mise en place de 8 bases logistiques urbaines (Blue) alimentées plusieurs fois par jour depuis l’entrepôt central de Bercy, plateforme multimodale (route, fer et fluviale). Celui-ci mutualise les flux des différents réseaux du groupe (Geodis Calberson, France Express et Geodis Ciblex). Les livraisons, selon le poids, sont opérées par des véhicules respectueux de l’environnement. Par exemple, pour les colis de moins de 200 kgs, on utilise des véhicules utilitaires légers électriques et des triporteurs à assistance électrique.

Le surcoût de la prestation de transport est non négligeable. Il serait toutefois compensé par la mutualisation des flux, l’optimisation des moyens grâce à une informatique performante et un travail en 2*8. Selon les projections de Geodis, d’ici à cinq ans, Distripolis générera près de 1750 tonnes de CO2 et particules en moins soit
-85% par rapport à la situation actuelle. Des implantations sont également planifiées dans d’autres grandes villes dans les prochaines années si le modèle économique se montre efficace (Lille, Bordeaux, Strasbourg…)

2.2.  L’exemple de la consigne urbaine B2B Bentobox

Le projet Citylog expérimente un nouveau concept de livraison : la Bentobox. Mené par la communauté urbaine de Lyon et un certain nombre de prestataires dont TNT et Kookaï, il s’agit d’une consigne à colis intelligente positionnée directement dans le centre commercial de la Part Dieu. Elle permet  la livraison de produits en dehors des heures d’ouverture des magasins (livraison de nuit ou tôt le matin) via des trolleys ou compartiments mobiles, chargés directement dans le dépôt du transporteur et déposés dans la Bentobox. Le destinataire est prévenu par SMS et peut venir rechercher la marchandise quand il le souhaite.

L’avantage réside dans la souplesse de fonctionnement des deux parties et permet de gagner du temps tout en décongestionnant le centre-ville. Ce type de solution peut être adapté pour les commerçants comme pour les particuliers. Des questions se posent toutefois sur ce modèle : connexion des systèmes d’information entre le transporteur et le client commerçant, modalité de récupération du trolley, modèle économique (économies réalisées vs. coût de l’installation et de la maintenance de la consigne). Si ces dernières questions sont correctement adressées, cette idée pourrait devenir une de nos réalités quotidiennes tant il y a à gagner à livrer en dehors des périodes d’affluence : gain de temps, fiabilité du délai, impact écologique.

En conclusion, la logistique du commerce, tant connectée que physique, est loin d’avoir atteint sa maturité.

Nous continuons à voir de nouveaux services fleurir, dont certains très innovants. La convergence des modèles est en route, indubitablement. Le début de concentration dans le monde de la logistique colis est toutefois un signe de la volonté de quelques opérateurs de proposer une palette élargie de solutions pour atteindre l’intégralité des clients.

Tout cela doit aller dans le sens d’une qualité de service irréprochable, d’une grande souplesse dans le choix du mode de récupération du produit, d’une information en quasi temps réel du suivi du colis et de son arrivée et enfin d’un coût de la prestation toujours plus réduit. Il reste au distributeur à garantir une gestion irréprochable de la disponibilité de ses stocks et globalement de la relation clients en s’assurant que la prestation logistique a été à la hauteur, seul gage de satisfaction et de fidélisation de son client.

Nous nous sommes focalisés ce jour sur les modes de récupération physique du produit au plus proche du client ; d’autres sujets tels que la logistique à l’international, le rôle de l’IT dans la supply chain viendront enrichir nos réflexions dans les prochaines publications.

A propos de Weave

Weave est un acteur significatif en Francedu conseil en stratégie opérationnelle et en management des systèmes d’information avec une forte dynamique… :

  • Création en 2001, Prix gazelle 2005
  • Une croissance régulière du CA (35 M€) et de ses effectifs (250 consultants) fin 2011
  • Membre administrateur du Syntec Conseil en management et de Croissance Plus
  • Une promesse d’excellence pour nos clients : Weave est le premier cabinet de conseil français à obtenir le label “EFQM 5 étoiles R4E(*)
  • Un engagement sociétal soutenu : membre de la Revue Civique, la Fondation Croissance Responsable, l’Association Progrès du Management et engagement auprès d’associations : Vaincre la mucoviscidose, Autisme de France, Une Grande Ecole, pourquoi pas moi ? (ESSEC)

 

Sources

Modes de transport :

http://www.xerfi.fr/etudes/0str17.pdf

Rachat d’entreprises :

http://www.journaldunet.com/ebusiness/commerce/ups-acquiert-tnt-express-0312.shtml

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/02/16/l-americain-ups-rachete-le-reseau-de-livraison-de-colis-kiala-cree-par-le-francais-denis-payre_1644637_3234.html

Offres de livraison

http://www.colissimo.fr/so/So_Colissimo.jsp

http://www.mondialrelay.fr/

http://www.relaiscolis.com/

http://www.kiala.fr/

L’offre Distripolis de Geodis : http://www.geodis.fr/une-solution-globale-@/index.jspz;jsessionid=h+mYUYO6wRk33ka7KGUhTA**?id=765

Consigne urbaine

http://www.wk-transport-logistique.fr/actualites/detail/52681/actualites_detailLogMag/citylog-reinvente-les-sas-de-livraison.html

http://www.tnt.com/express